L'Angleterre c'est se souvenir de la pub Extra Close pour les chewing gum. C'est regarder les simpsons, les émissions en anglais, sans même s'en aperçevoir. C'est retrouver des photos de mes parents anglais et de me dire que je vais les mettre dans mon agenda. C'est prendre des bus jamais bondés, parce qu'il y a deux étages. C'est voir des gens spéciaux à Londres. Découvrir de nouvelles stations de métro. C'est dire good morning le matin. C'est l'odeur de mon gel douche. C'est le rituel d'appuyer un petit coup sur la balance avant de monter dessus. C'est se rater au maquillage. C'est se détruire les pieds dans des chaussures classes pour le stage alors que tout le monde est en baskets. C'est s'habiller classe, et entasser ses affaires sur son fauteuil vert. C'est avoir une armoire avec penderie. C'est mettre les clefs dans la petite poche de mon sac. C'est de rentrer, mettre la clef à l'envers, enlever discrètement mes chaussures et m'assoir dans le salon pour regarder un peu la télé. C'est lire le Daily Mail le matin. C'est dire qu'on va marcher tous les soirs. C'est s'assoir sur des bancs pour lire, autour de la maison. C'est la dame du bus et son fils. C'est les tickets de bus pourris. C'est le jeune dans le bus, avec ses écouteurs, son Eastpak, qui descend toujours près du tesco, et toujours assis à la même place. C'est la femme qui monte au troisième arrêt suivant. C'est aller à la gare, à la machine automatique. C'est toujours avoir des pounds dans son porte monnaie. C'est ne pas avoir l'impression d'être entouré de pervers. C'est manger des champignons. Des tartines beurre fromage. C'est manger à n'importe qu'elle heure le week end. C'est manger du chinois pas très bon, ou de l'Indien, en Take Away. C'est "Et voilà" quand on coupe le moteur de la BMW. C'est l'arbre devant la maison. C'est la fenêtre de la chambre qui coince. C'est l'aération de la salle de bain qui déconne. C'est se planter sur le clavier de l'ordinateur. C'est de faire semblant de travailler. C'est être à côté de Paul même s'il fait peur. C'est parler à Rob, Rosetta, et à la dame adorable dont j'ai oublié le nom. C'est des promesses jamais tenues d'aller à Londres. C'est attendre le repas qui chauffe dans l'énorme cuisine, avec les photos de New York. C'est louper, ou pas, la dame sandwich. C'est le english mustard & ham. C'est les Maltesers. C'est les mini cheddars. C'est rater son bus. C'est rentrer dans le bus dans l'ordre où lequel les gens sont arrivés à l'arrêt. C'est SLOW de marqué par terre. C'est de regarder de tous les côtés dans la rue. C'est marcher tous les soirs.
J'en peux plus d'être blasée, j'en peux plus d'être ici. Bien sûr il y a les gens, adorable, et les bons moments. Mais il y a marcher dans la rue en ayant envie de chialer. Il y a le fait de ne toujours pas comprendre que les volants sont de l'autre coté. Il y a penser à l'Angleterre où il est une heure plus tôt, qu'est ce qu'il fait à cette heure là? Qu'est ce qu'ils regardent à la télé? Va t il plus tard au boulot ? A-t-il pensé à son verre d'eau ? Que font ils ce week end ? Ils vont camper. Ou voir les enfants. A t elle fini les sudokus d'aujourd'hui ?
Ici, c'est se dire que commencer à compter les jours maintenant serait ridicule, les chiffres seraient trop grands. C'est ne pqs sqvoir quand on repart. C'est ne pas vouloir rentrer en cours et revoir ces têtes. C'est soupirer. C'est ne pqs regqrder Sex and the city en s'endormant. C'est ne pas galérer avec la table de nuit. C'est mettre des q là où on veut mettre des a (et inversement, donc). C'est ressortir le cahier de stage et revoir les conneries qu'on a écrit dedans. Ici c'est atroce, c'est Paris et je n'aime plus ça. Je ne fume plus, je ne veux plus me promener, je ne ris plus, c'est des merdes tous les jours, c'est n'avoir le temps de rien, ne répondre à personne. S'enfermer dans des bouquins; en acheter pour plus de 60 euros et sqvoir qu'on qurq jamais le temps de les lire. C'est ne pqs qvoir de projets précis. Ne plus vouloir fqire d'effort.
C'est se dire chqque jour que j'qi assez d'argent sur mon compte pour fuguer là bqs et me trouver une piqule minqble, trqvqiller chez Pret à mqnger. C'est vouloir lire le dqily mqil tous les mqtins quand il est livré devqnt lq porte et entendre pqrler qnglqis dqns le metro.
Merde. Cq fqit mql d'etre revenu.
Tq fête etqit géniqle nqstou. Q un moment je me suis crue dqns les qnnées 50. Merci.
Celeste et Julie nos destins sont scellés, on les q tirés qu tqrot tout à l'heure;
Cecile merci pour les teintures, et tout le reste.
Je n'qi pqs fqit de fqutes de frqppes volontqires.